USINE À POUSSIÈRE


Installation d’une image/Performance, 2017




Février 2013: Installation des groupes armées dans l’immense palmeraie au sud de Palmyre

Septembre 2013 : L’armée chasse les groupes armées de Palmyre, pour ensuite passé sous le contrôle de l’armée syrienne jusqu’en 2015

Mai 2015 : Théâtre d’une bataille entre le régime syrien et les djihadistes de l’état islamique

21 mai 2015 : L’EI contrôle la totalité de la cité antique de Palmyre

10 juin 2015 : Les hommes de l'État islamique détruisent plusieurs tombent d'habitants de la ville de Tadmor

20 juin 2015 : Deux mausolées sont détruits par les djihadistes

Fin juin 2015 : Les djihadistes détruisent la statue du Lion d’Athéna

18 août 2015 : L’ancien directeur des Antiquités de Palmyre, Khaled al Assad, expert de renommée mondiale du monde antique, est décapité par les hommes de Daech

23 aout 2015 : Destruction du temple de Baalshamin, celui de Baal, puis sept tours funéraires, dont trois qui étaient particulièrement bien conservées

21-24 septembre 2015 : Le château Qalat Ibn Maan est également endommagé  par des bombardements du régime syrien

Octobre 2015 : Destruction de L'Arc triomphal et des colonnes, vestiges pourtant non reliés au culte

7 mars 2016 : Offensive des forces syriennes, iraniennes, russes et les milices chiites 25

Mars 2016 : Les loyalistes reprennent le Château Qalat Ibn Maan

27 mars 2016 : La ville est entièrement reprise

5 mai 2016 : Concert intitulé « Prière pour Palmyre, la musique redonne vie aux murs antiques » est donné pour célébrer la libération de la cité antique

1er juin 2016 : Pilliages et fouilles légales y sont commis par des soldats syriens dénonce l’archéologue Hermann Parzinger

Décembre 2016 : Nouvelles offensive de l’État islamique

11 décembre 2016 : Après 3 jours de combats, l’EI reprend la ville

Janvier 2017 : Destruction du Tétrapyle et endommagement de la façade du Théatre romain par l’État islamique

Mars 2017 : Le site est reprit pas les loyalistes


PALMYRE/
LAFARGE/
DAESH

2007 : Lafarge achète une cimenterie située à Jalabiya, à 150 kilomètres au nord-est d'Alep

octobre 2010 : Usine de Jalabiya devenue Lafage Cement Syria est inaugurée

Septembre 2011 : La guerre civile éclate en Syrie

2013 et 2014 : Lafarge s’échine à maintenir l’activité de son usine et ce malgré le conflit syrien

29 juin 2014 : L’EI contrôle un vaste territoire où se situe notamment l’usine Lafarge

29 juin 2014 : Prise de RDV de la part d’un cadre de l’usine avec un responsable de l’Etat islamique pour négocier la sécurité des employés du site

Juin à septembre 2014 : Lafarge avait ainsi employé un intermédiaire pour obtenir de l'EI des laissez-passer pour ses employés aux checkpoints. Cet homme d'affaires - fils de l'ex-ministre de la Défense du président Bachar Al-Assad, ayant fait défection au régime - se voit remettre «entre 80.000 et 100.000 dollars par mois» pour monnayer des laissez-passer avec ces groupes. Au total, le cimentier a versé plusieurs centaines de milliers d'euros à divers groupes armés, dont 5 millions de livres syriennes (20.000 euros) par mois à l'EI. Selon Christian Herrault, ancien directeur général adjoint opérationnel du groupe, Lafarge aurait alloué un budget mensuel de 200.000 dollars pour permettre la libre circulation de ses matériaux, dont près de 30.000 versés à Daech.

19 septembre 2014 : L’EI prend le contrôle de la cimenterie

21 juin 2016 : Révélation des échanges entre Lafarge et l’EI par le journal Le Monde

Octobre 2016 : Enquête préliminaire ouverte

Mars 2017 : LafargeHolcim admet avoir financé des groupes armés en Syrie pour maintenir l’activité de l’usine

Octobre 2017 : ONG Sherpa, qui défend des anciens salariés syriens de Lafarge, réclame l'audition par la justice de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères de mai 2012 à février 2016

2 décembre 2017 : Frédéric Jolibois, directeur de l'usine de Jalabiya à partir de l'été 2014, Bruno Pescheux, son prédécesseur, et Jean-Claude Veillard, directeur de la sûreté du groupe soupçonnés de «financement d'une entreprise terroriste», «violation du règlement européen» et «mise en danger de la vie d'autrui».

8 décembre 2017 : 2 nouvelles mises en exam de l’ex-PDG Bruno Lafont et de Christian Herrault, ex-directeur général adjoint






Lila Lou Séjourné - 2020